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BALLADE A ARCACHON
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Arcachon, ville d'un petit bout de mon enfance, fête, en cette année 2007, ses 150 ans d'existance.
Pour fêter ses habitants, Arcachon a exposé les photos de classes depuis la création de la ville.
Vous pouvez voir, à gauche et à droite, des photos de classes qui nous sont chères !
Et vous retrouvez toutes les photos originales de cette page dans l'album photos de la famille...
La ville est née de la signature, le 2 mai 1857, d'un décret impérial, par Napoléon III.
Elle fut séparée de la commune de La Teste, par un trait de plume, tout droit, partant de la Pointe de l'Aiguillon et aboutissant à la côte du Moulleau.
Parmi les pères fondateurs d'Arcachon, on trouve Lamarque de Plaisance, Adalbert Deganne et Xavier Mouls.
Parmi les constructeurs de la ville, on trouve Legallais et Pereire.
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Comprise dans un périmètre partant du Château Deganne jusqu'à l'allée de la Chapelle, la Ville d'Eté est par excellence le quartier où se concentrent les plus grands hôtels, les commerces et les organes administratifs (maire, poste, tribunal...). C'est la partie vraiment urbaine et agglomérée d'Arcachon. C'est également le quartier le plus ancien.
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C'est dans cette partie de la ville que j'ai vécu, au tout début des années 1960.
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Adalbert Deganne (1817-1886), Maire d'Arcachon, a fait construire en 1853, un château inspiré du Château de Boursault, près d'Epernay. Ce château, construit en bord de mer et réaménagé en 1903, accueillit en son temps d'illustres personnages dans sa salle des fêtes et de Théâtre. Faisant office pendant la « Grande Guerre » d'hôpital, et pendant la seconde guerre mondiale, de Maison du Soldat, le Château devint, plus tard, le Casino de la Plage. C'est l'un des symboles incontournables de la Ville d'Eté.
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A mon époque, c'était toujours l'endroit où l'on se fait voir !
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Edifié en 1863 par la Compagnie du Chemin de Fer, incarnée par deux des grands promoteurs d'Arcachon : Isaac et Emile Péreire, Le Grand Hôtel accueillait des hôtes de prestige : Elisabeth Wittelsbach, plus connue sous le nom de Sissi l'Impératrice en 1890, Le Maréchal Mac Mahon (1er Président français de la IIIème République), la Reine Ranavalo de Madagascar en 1906...
Suite à un important incendie en 1906, il se retrouve modernisé et agrandi. Il est devenu aujourd'hui, la résidence du Grand Hôtel.
Lieu de promenades vespérales favori des Arcachonnais, le Front de Mer que l'on connaît aujourd'hui est le résultat d'aménagements successifs.
Le débarcadère d'Eyrac est achevé en 1845 ; la Place Thiers en 1882. C'est sous Veyrier-Montagnères cependant (Maire d'Arcachon de 1897 à 1922) que le Front de Mer est aménagé et se dote de perrés, de jetées-promenade et de l'éclairage en 1914. La fameuse jetée Thiers, élément emblématique de la Ville, a été construite par l'entrepreneur bordelais Goguel. Il faut attendre 1936, cependant pour l'inauguration du boulevard Gounouilhou.
Les affres du temps ayant mis à mal la jetée, il était impératif de la reconstruire. Ce fut chose faite et les Arcachonnais ont pu découvrir leur nouvelle jetée en avril 2004.
Avec l'acquisition par les Frères Péreire de 400 hectares de forêt domanial sur ce qu'il était commun d'appeler « la montagne » , l'idée d'une future Ville d'hiver commence à prendre forme. Il s'agissait pour la Compagnie du Midi de rentabiliser la ligne de chemin de fer (dont le prolongement jusqu'à Arcachon est achevé en 1857), avec la création d'une fructueuse opération immobilière. Celle-ci vit le jour, en 1862.
Le développement d'Arcachon et de la Ville d'hiver est intimement lié à la vocation « médicale » de la cité. Il est vrai que les essais de médecins vantant les mérites du climat et de la forêt sont abondants au 19ème siècle.
Dès lors, en Ville d'hiver s'élèvent de nombreux hébergements à destination des particuliers.
Les plus aisés pouvaient s'offrir le charme et le confort d'une villa ou d'un logement au sein de « maisons de famille » spécialement équipées. Pour les autres, des sanatoriums à l'aspect de « chalet » furent créés.
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J'ai connu le Lycée Climatique (inauguré le 23 mars 1952), pas très loin de la piste de ski sur aiguilles de pins (créée en 1938).
Derrière le Parc Mauresque, on trouve le Belvédère, situé sur la dune Sainte-Cécile, qui constitue un observatoire privilégié.
Du haut de ses quinze mètres, cette tour métallique réalisée en 1863, oeuvre de l'architecte Paul Régnault (il eut comme assistant un certain Gustave Eiffel) vous offre l'une des plus belles vues du Bassin.
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En 1867, la Société Immobilière d'Arcachon filiale de la Compagnie du Midi fit construire 73 villas. Des particuliers firent également bâtir des villas de tous styles qui empruntaient leur architecture à l'Espagne, l'Italie ou l'Afrique du Nord, au style classique ou encore au Moyen Age.
Des bow-windows de la Villa Enchantée au donjon de la Villa Coulaine en passant par des motifs orientaux de la Ville Myriam, la Ville d'Hiver n'a de cesse de susciter l'intérêt des architectes et l'émerveillement des promeneurs.
Sur d'anciens guides arcachonnais, on peut lire que la Ville d'Automne "s'étend du Château de la Teste et comprend les quartiers Saint Ferdinand, d'Eyrac, du Moueng, de l'Aiguillon".
L'avenue Deganne et l'avenue de la République sont les deux axes principaux qui la traversent.
Ce quartier a ainsi été baptisé par la Société Immobilière, en 1881, en écho à ses deux soeurs : la Ville d'Eté et la Ville d'Hiver.
Saint Ferdinand était à sa construction en 1854, une simple chapelle.
Il faut attendre le décret impérial du 12 janvier 1870 pour que celle-ci ne soit érigée en paroisse.
Ce lieu de culte fit, ensuite, l'objet de quelques transformations. La première chapelle, trop petite et découronnée par un ouragan fut remplacée par une église de style roman en 1900, surmontée d'une oeuvre d'Edmond Chrétien, le Christ Pancréator.
Le parc privé de Deganne (qui comprenait, entre autres, le Château) couvrait une superficie 15000 m2 et s'ouvrait sur deux avenues ornées de très belles villas.
Les villas du Boulevard Deganne ont été pour la plupart conservées et portent des noms témoignant de l'érudition des propriétaires : Villa Graziella, Villa Périclès, Villa le Cid.
Saint Dominique où les jeunes filles recevaient leur instruction des soeurs dominicaines et Saint Elme, établissement destiné aux garçons, font toujours partie du prestigieux patrimoine de la Ville d'Automne.
C'est dans la Ville d'Automne que l'on trouve quelques unes des plus intéressantes villas de la Cité. Des villas qui portent les noms des Marie Stella, Sainte Marie, Saint Etienne, Saint François, Notre Dame, Sainte Elizabeth, Saint Louis... sont pour la plupart des propriétés des notables locaux. Certaines demeures ont hélas disparu comme le Chalet Rouge dont la richesse des ornements et du mobilier illustraient le meilleur du savoir faire des artisans de l'époque.
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C'est dans cette Ville d'Automne (boulevard Deganne) que j'ai découvert Arcachon (j'avais 10 ans !). On s'y sent dans un autre monde, silencieux, calme, paisible.
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La Ville de Printemps s'étend de la Basilique Notre Dame au Parc Péreire. Notre Dame, La Croix des Marins, mais aussi les belles villas bordant l'avenue Sainte Marie constituent quelques uns des principaux attraits du quartier.
L'église Notre Dame, dont le clocher s'élève à 59 m, a été construite en 1856 par l'architecte Gustave Alaux, puis agrandie par son fils quelques années plus tard, entre 1883 et 1884.
A l'intérieur de l'église, la chapelle des Marins abrite toujours la fameuse statue de la vierge, trouvée sur le bord de mer par le moine franciscain, Thomas illyricus, en 1519.
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Dans cette église, érigée en basilique en 1953, j'ai retrouvé le choeur et les bancs de la chorale, un grand souvenir !
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A 150 m de la jetée, en direction de la plage se trouve la Croix des Marins. Elle est érigée en 1902, année de la construction de la jetée limitrophe. Il est d'usage pour les marins de la saluer par des coups de sirène, à chacun de leurs passages. Chaque année le 25 mars, jour de la fête patronale de la cité, une procession s'avance jusqu'à la Croix et la Jetée pour rendre hommage aux marins disparus et bénir la mer.
Le Parc Péreire : ce quartier aujourd'hui résidentiel s'étendait à l'époque sur une surface de 50 ha. Emile Péreire y avait érigé une vaste villa dans un parc qui porte aujourd'hui encore son nom. Les Ecuries Péreire sont l'un des rares témoignages qui subsistent de cette propriété.
Le Casino de la Forêt (appelé ensuite Mauresque), fut construit en 1863. C'était une construction en bois, de style mauresque. Son parc est toujours connu pour ses essences d'arbres de toutes les régions deu monde.
Il brillait de tous ses feux visibles de la ville d'en bas, mais il fut détruit par un incendie le 18 janvier 1977.
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J'ai passé de bons moments dans ce parc merveilleux, dans son ascenseur (les belles dames de l'époque ne pouvaient monter à pied !), et dans les sentiers qui l'entourent.
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Je ne peux pas terminer cette évocation de la ville d'Arcachon, sans un clin d'oeil vers le port de pêche (15ème port de l'Atlantique et 1er d'Aquitaine) et le port de plaisance (second port de la côte atlantique, plus de 2600 mouillages sur pontons et 3ème port de France en nombre de places) et une figure emblématique de la ville : le seul vrai bateau du bassin : la pinasse (j'ai traversé bien souvent le bassin, entre la jetée Thiers et le Cap Ferret grâce à elle).
Et bien d'autres choses encore : la dune du Pyla, la source des Abatilles, le Moulleau et son canon napoléonien, le tour du bassin et le Cap Ferret, l'ile aux oiseaux et ses cabanes tchanquées, et la beauté des villas anciennes...
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Sources : Le site web de la ville d'Arcachon et le numéro 14 de la revue Arcachon Magazine.
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